Vous trouvez que le Festival de Cannes ne "sert à rien du tout", que c'est que de la "frime et du fric", le rendez-vous de "tout le gratin bobo gauchiste de la cause bobo gauchiste qui
s'auto-congratule", un "clinquant miroir aux alouettes" qui "fait dormir les pauvres pendant que les riches font la java", qui "rend les intellos heureux, tout contents de mater des films que
personne n'aime" ?
Vous vous fichez des "starlettes en herbe qui affichent leurs nichons siliconés", de voir (ou revoir) "le sein de Sophie Marceau", de savoir que les Brangelini (Brad, Angelina et leur
progéniture) vous saluent du haut de leur suite de 350 m² au dernier étage du mythique Eden Roc ?
Vous estimez qu'il y a "beaucoup plus important que de parler du Festival de Cannes quand on pense à la misère, la guerre civile, la famine, le Rwanda, le Darfour, le Tibet" (sans compter la
Birmanie et le Sichuan) ?
Ou bien préférez-vous peut-être "les Hot d'Or mais c'est un avis perso", "les Oscar, BAFTA [tiens connais pas], MTV et autres awards" comme ces merveilleux commentateurs impertinemment pertinents
de 20 minutes.fr qui nous offrent chaque jour une source inépuisable d'inspiration, et dont on ne saurait bafouer le droit d'auteur émérite en osant tronquer ou accomoder la parole (je tenais à
le préciser) ?
Et bien, moi, la dernière groupie du Festival de Cannes, je vais vous donner trois bonnes raisons de ne pas les manquer "les escaliers" de la 61e édition du sommet socialo-bobo de l'élite
culturelle, en partenariat avec Moët & Chandon et la maison Prunier, bien sûr.
L'affiche d'abord. Merveilleuse affiche glam-rock réalisée par Pierre Collier, en hommage à l'immense David Lynch cuvée Mulholland Drive (qui
signe la photo) et toutes les Marylin du cinéma sacrifiées sur l'autel d'une célébrité incandescente et intrusive.
Rafales de flash et coups de projecteurs qui n'auront aucune prise, je l'espère, sur le maître de cérémonie le plus poétique et réjouissant depuis bien longtemps.
Le trublion Edouard Baer. L'ébouriffant ébouriffé Edouard Baer, le genre de type qui fait que ce qui veut quand il veut quoi, gageons que ce
soit le cas ce soir; l'avantage, c'est que la barre n'est pas très haute question poilade et dérision sur la très austère scène du Palais des Festivals.
J'en connais une par ici à qui cette nomination va faire plaisir... mais peut-être pas autant que celle du Président du Jury à votre serviteur, waouh, What a President !
Le bad boy d'Hollywood en personne, Sean Penn, oui m'ssieurs dames, acteur-réalisateur d'exception, une sorte "d'hamburger bio" du cinéma en
somme si vous me permettez - à la fois populaire et exigent, prix d'interprétation ici même à Cannes en 1997 pour un de mes films fétiches, le très éthylique et torturé She's so Lovely
du fils Cassavettes, un putain d'beau film.
Bon, je ne sais pas pour vous mais ça fait quand même trois bonnes raisons de manquer exceptionnellement, je dis bien exceptionnellement, "Qui veut gagner des Millions", non ?
Post-Scribouillardise : ne manquez pas en revanche dans une dizaine de jours, et comme chaque année sur in Vivo, Mon fashion Palmarès de Cannes à moi, n'est-ce pas. Vos repérages et autres
trouvailles sont les bienvenus, évidemment.
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