L'heure est grave.
Il est temps pour moi de vous dévoiler le nom des lauréates au grand concours de l'ascension des escaliers cannois sur fond de moquette rouge.
Non pas que le palmarès mondain et esthétique éclipse totalement le palmarès cinématographique, le vrai, le grand, mais voyez-vous, je me plais à divaguer en ces temps de déliquescence
avancée.
Oh, il est vrai que je pourrais chanter les louanges de Sean Penn et son impeccable jury consacrant le cinéma réaliste français, l'école de la République et l'éducation engagée, avec le film
Entre les Murs de Laurent Cantet, y voir un joli pied de nez à la politique darcosarkozyenne en vigueur, mais il n'en sera rien.
Mes colères et mes coups de gueule finissent par me fatiguer moi-même, autant pisser dans un violon.
Je mets donc aujourd'hui le cap sur la french Riviera, son french Carnaval et sa french Joie de Vivre, tenue de gala exigée.
Voici mon fashion Palmarès de Cannes à Moi, troisième édition* (même que ça demande un sacré boulot, mine de rien) :
Palmarès du mauvais goût
Mention spéciale du mauvais choix
Salma Hayek, toute jeune maman certes... mais quand même !
Prix spécial du très vilain
Ex-aequo Amira Casar et Julie Gayet. Je vous confie que Catherine Deneuve dans son fourreau noir et or Yves Saint Laurent a échappé à la terrible récompense, par respect pour la grande
actrice qu'elle est, n'est-ce pas; oui j'ai du coeur et une certaine éthique messieurs dames.
Grand prix de l'outrance
Eternelle gagnante de ce prix, j'ai nommé Phoebe Price (c'est qui d'ailleurs ?), et ce n'est pas faute de recherche d'une
concurrence sérieuse. Dieu que c'est laid !
Palme d'or de la vulgarité (assumée)
Ex-aequo, Madonna et Sharon Stone, façon copines comme cochons, un poil pupute ! ça donne pas envie la quarantaine cinquantaine (merci Minimoi) argentée tendance show-bizz !
Palmarès du Bon Goût
Mention spéciale du bon choix
Angelina Jolie, très enceinte hein et qui, ne fussent les vilains tatouages sur ses bras délicats, nous a offert durant tout le
festival une panoplie de femme-enceinte-sexy-de-rêve-en-toute-pudeur, contextuellement parlant j'entends, dont cette robe olive, absolument ravissante.
Prix spécial de la classe naturelle
Sans hésitation aucune, Elsa Zylberstein, célébrant la couleur phare de l'été, le jaune, et l'indémodable mousseline que j'adore !
Grand Prix de l'élégance
Ex-aequo, deux comédiennes déjà célébrées à l'occasion de cette chronique annuelle, Cate Blanchett
et Pénélope Cruz que je ne peux départager. Forcément l'élégance ne se qualifie pas.
Palme d'Or du beau selon Kant
La délicieuse Natalie Portman, membre du jury Sean Penn, pour sa constance dans l'effort quotidien.
Port de tête et simplicité chic. Du noir, du blanc, du bleu, du rouge oui mais du beau !
*Crédit Photos : Agences Gamma, Wireimage, image.net.
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